Rama Yade

Actuellement, Rama Yade est fort critiquée par un certains nombres de membres du gouvernement.

En effet, elle a refusé de prendre la tête de liste de la région Ile de france pour les élections européennes.

Des propos de Christian Estrosi l’ont choqué (Rama Yade y est comparé à un placement), elle demande un démenti, Christian Estrosi interviewé répond ne pouvoir démentir des propos qu’il n’a pas prononcé, et dans une interview dit entre autres :

C’est un honneur qui lui est fait, et je ne comprends pas qu’elle puisse refuser. Quelle que soit la fonction ou ce que nous représentons, nous devons être utiles au président et à l’UMP. Rama Yade a le devoir d’être utile à sa famille politique ! On lui propose d’être tête de liste en Île-de-France – la plus grande région de France – aux élections européennes de juin 2009, c’est un immense honneur qu’on lui fait. Mais tout cela va s’arranger.

(Il estime qu’elle va changer d’avis).

Qui est Rama Yade?

D’origine sénégalaise, noire, femme, jeune.

Bien, ça, on n’en doute pas.

Issue de la diversité? Sûrement, si la diversité est la couleur de la peau et si tous les problèmes viennent SEULEMENT de la couleur de peau.

Je m’explique, je vois le problème ainsi.

L’analyse, si tant est que l’on puisse parler d’analyse des banlieues est ainsi faite par les journalistes/ hommes politiques.

Banlieues pleines d’enfants d’immigrés noirs ou arabes ou autres  ; donc, problèmes, non intégration, car racisme donc désespoir donc violence donc problème donc mettre un max de noir et d’arabe, de préférence des femmes au gouvernement ou partout pour dire voyez on traite le problème.

Pas le temps de développer en fait. Cette analyse vraiment succinte ne me semble que partiellement exact : en tout cas, parachuter des « personnes issues de la diversité » me semble une idée moyennement bonne : oui, ça change un peu et c’est une bonne chose, ça change visuellement, on voit des noirs et des arabes associés au pouvoir, mais le plus important n’est pas l’image mais le résultat.

Bref, on verra plus tard.

Rama Yade est née en 1976, de nationalité sénégalise d’origine, parents profs, elle vient en France, fait ses études dans un collège catho à Colombes (elle est léboue et musulmane par ailleurs), bonnes études, hypokhâgne, Science Po.

Administratrice au Sénat, UMP, mariée à un socialiste, membre du Club XXIème siècle,  et du Club Avverroes, fan de Nicolas Sarkozy.

Très résumé.

Pour l’instant, j’en conclus qu’elle réprésente la diversité uniquement parce qu’elle est noire ; elle ne vient pas directement de la banlieue. Elle n’a pas vécu non plus longtemps de façon significative au Sénégal, puis expérimenter une difficile adaptation en France.

Impossible d’en dire plus sur elle, pas assez d’info : mais on lui fait jouer un rôle, alors qu’elle pourait peut-être être utilisée pour ses compétences – je veux dire que n’est pas parce qu’elle est noire et d’origine sénégalaise qu’elle doit s’occuper des Droits de l’Homme : elle pourrait être mise en valeur à la culture. Ou une autre fille au parcours similaire. La mettre au Droits de l’Homme, c’est du symbole seulement.

Par ailleurs : la vraie diversité serait aussi de faire arriver des personnes de milieu défavorisée, ce qu’elle n’est pas.

Publicités

Comment?

Il y a sûrement une explication rationnelle et logique, ou irrationnelle, mais compréhensible à la pédophilie. Je voudrais la connaître. Vraiment.

J’ai lu ceci chez Eolas. Une fillette abusée par un homme de sa famille l’a dénoncé, par hasard, suppose-t-on, dans le cadre d’un projet scolaire dans lequel il fallait rédiger une lettre au Père Noël. Elle a demandé au Père Noël que cet homme arrête de la toucher. Heureusement que l’enfant a eu cette idée.

Ce qui me terrifie, c’est que l’on semble ne se rendre compte de rien. ça me démonte. Je ne comprends pas. Ne voit-on vraiment rien?  D’un autre côté, il y a des gens vraiment abrutis, j’en connais, qui ne voient rien de certaines choses, moins graves, que je vois moi-même.

Ici aussi.

L’info provient de .

Article de CSP de jeudi 11 décembre.

Très intéressant. je ne sais pas ce que ça vaut en analyse pour le parti, mais c’est intéressant sur le plan humain.

Csp y évoque d’abord l’air attristé des militants en raison de la mutation toute proche du parti, de LCR en NPA. C’est le point de départ.

Ensuite , je cite :

Passer d’une organisation structurée, avec sa spécificité unique dans l’extrême-gauche trotskyste d’accorder toute liberté de parole à ses militants – un bidule comme CSP par exemple est rigoureusement impensable ailleurs -, avec ces liens, si forts, construits au fil d’année d’activisme et de luttes, souvent d’autant plus resserrés qu’on se construit plus fortement dans l’adversité, à un petit parti de masse qui porte des grandes ambitions, oui, bien sûr, oui, ça pose des questions. Et espérer comporte le risque d’être déçu, c’est une lapalissade.

Il ne s’agira donc plus d’une organisation structurée qui laisse un peu de marge à ses militants, mais d’un petit parti de masse, lourd d’ambition – avant, point d’ambition : oh, que je dois réduire les choses, mais auparavant, c’était un activisme bien pensé : là, il va falloir faire de la politique. Et la politique c’est sale.

CSP passe ensuite à la dimension affective de la chose ; c’est la que ça devient intéressant. Il évoque une anecdote : venu à Toulouse pour militer, CSP s’est étonné que durant quatre mois nul ne lui adresse vraiment la parole – pas d’hostilité, note-t-il ; mais il ne faisait pas partie de la famille ; jusqu’au jour où il y eut baston, flics, et où enfin le camarade devint un peu plus camarade.

Non sans pertinence, l’auteur remarque alors qu’il est peut-être temps pour le parti d’évoluer et de se transformer.

Sur ce point, je laisse aux militants le choix de leur opinion, et je viens à ce qui m’intéresse.

Je vois très bien à quoi CSP fait allusion. C’est un phénomène humain très fréquent : on est accueilli dans un groupe censément fraternel convenablement, certes,  mais sans l’enthousiasme et la fraternité que l’on voudrait ; on ne fait pas vraiment parti du clan ; il faut un peu de temps, des évènements partagés, pour faire partie du clan.

Certaines structures (les entreprises par exemple) ne comptent pas sur le temps pour que les liens se créent : elles provoquent l’évènement par des formations initiatqiues sous contrôles, qui permettent de resserrer les liens d’un groupe.

Il est intéressant de constater que les mêmes phénomènes se passent même dans des partis politiques, avec des personnes qu’on dirait liées par un idéal commun : les lois du groupe s’appliquent bel et bien. Ou alors, il faut que de la direction, quelle qu’elle soit, vienne une impulsion d’obligation à l’ouverture. Mais les méthodes américaines de renforcement de groupe, pour agaçantes qu’elles soient, fonctionnent assez bien.

Maintenant, d’un point de vue plus politique, doit-on en conclure que la LCR était un groupe d’activistes forcenés, plus acharnés à la lutte et l’agitation (au sens de mouvement désordonné) qu’aux réalisations concrètes (en gestion de villes, de départements, qu’ils n’ont du reste pas du avoir?). Bon, j’en arriverais bien là.

« Page précédente