CSP, la LCR et les groupes.

Article de CSP de jeudi 11 décembre.

Très intéressant. je ne sais pas ce que ça vaut en analyse pour le parti, mais c’est intéressant sur le plan humain.

Csp y évoque d’abord l’air attristé des militants en raison de la mutation toute proche du parti, de LCR en NPA. C’est le point de départ.

Ensuite , je cite :

Passer d’une organisation structurée, avec sa spécificité unique dans l’extrême-gauche trotskyste d’accorder toute liberté de parole à ses militants – un bidule comme CSP par exemple est rigoureusement impensable ailleurs -, avec ces liens, si forts, construits au fil d’année d’activisme et de luttes, souvent d’autant plus resserrés qu’on se construit plus fortement dans l’adversité, à un petit parti de masse qui porte des grandes ambitions, oui, bien sûr, oui, ça pose des questions. Et espérer comporte le risque d’être déçu, c’est une lapalissade.

Il ne s’agira donc plus d’une organisation structurée qui laisse un peu de marge à ses militants, mais d’un petit parti de masse, lourd d’ambition – avant, point d’ambition : oh, que je dois réduire les choses, mais auparavant, c’était un activisme bien pensé : là, il va falloir faire de la politique. Et la politique c’est sale.

CSP passe ensuite à la dimension affective de la chose ; c’est la que ça devient intéressant. Il évoque une anecdote : venu à Toulouse pour militer, CSP s’est étonné que durant quatre mois nul ne lui adresse vraiment la parole – pas d’hostilité, note-t-il ; mais il ne faisait pas partie de la famille ; jusqu’au jour où il y eut baston, flics, et où enfin le camarade devint un peu plus camarade.

Non sans pertinence, l’auteur remarque alors qu’il est peut-être temps pour le parti d’évoluer et de se transformer.

Sur ce point, je laisse aux militants le choix de leur opinion, et je viens à ce qui m’intéresse.

Je vois très bien à quoi CSP fait allusion. C’est un phénomène humain très fréquent : on est accueilli dans un groupe censément fraternel convenablement, certes,  mais sans l’enthousiasme et la fraternité que l’on voudrait ; on ne fait pas vraiment parti du clan ; il faut un peu de temps, des évènements partagés, pour faire partie du clan.

Certaines structures (les entreprises par exemple) ne comptent pas sur le temps pour que les liens se créent : elles provoquent l’évènement par des formations initiatqiues sous contrôles, qui permettent de resserrer les liens d’un groupe.

Il est intéressant de constater que les mêmes phénomènes se passent même dans des partis politiques, avec des personnes qu’on dirait liées par un idéal commun : les lois du groupe s’appliquent bel et bien. Ou alors, il faut que de la direction, quelle qu’elle soit, vienne une impulsion d’obligation à l’ouverture. Mais les méthodes américaines de renforcement de groupe, pour agaçantes qu’elles soient, fonctionnent assez bien.

Maintenant, d’un point de vue plus politique, doit-on en conclure que la LCR était un groupe d’activistes forcenés, plus acharnés à la lutte et l’agitation (au sens de mouvement désordonné) qu’aux réalisations concrètes (en gestion de villes, de départements, qu’ils n’ont du reste pas du avoir?). Bon, j’en arriverais bien là.

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