Archive pour décembre, 2008

Je copie colle au cas où le blog fermerait.

C’est un billet d’opinion, le ressenti d’une personne.

Mon champion du monde : Hakim El Karoui

Par France Quiqueré, dimanche 20 février 2005 à 00:02 ::

Il est de ces personnalités, croisées au travers d’une vie, qui nous font dire que l’on a pas vécu pour rien…

Seulement voilà, Hakim El Karoui ne fait pas parti de ces gens là. Et c’est un beau matin de janvier 2001 que j’ai fait la connaissance de ce personnage abject.

Un homme guindé, pas tout à fait la trentaine, oeil perçant, costume ridicule. Diable que lui était-il arrivé pour se retrouver professeur de statistique en première année de géographie à Bron ?

Dès la première phrase, une extrême froideur s’installe. « Bonjour, je m’appelle Mr El karoui, et je suis normalien ».

Ceux qui étaient là avec moi dans ces moments de soufrance, savent à quel point cette phrase étaient lourde de sens. ça s’annonçait mal pour nous à vrai dire… Un genre de guerre ouverte entre une petite promo de 40 personnes et un mecton ambitieux muni de tous les scandaleux pouvoirs que l’université délègue à leurs employés.

Galériens ! Votre sort est entre mes mains, et croyez moi, ça va râcler dans le fond du bateau, et ça cabrera de la proue, putain !

Jean-Pierre, Nicolas et Hakim sont un bâteau.. et ils n’y partiront pas de si tôt !

Oh oui j’ai détesté cet homme. Ce qui m’a déplu ? J’hésite entre son sadisme ardent, son extrême tranquillité dans ces exactions ou sa verve de technocrate mal embouché.

Mais ce qui vous touche le plus bien évidemment, ce sont les vacheries gratuites que l’on vous inflige. En voici un exemple.

Nous avions eu des notes lamentables à un devoir (forcément). L’homme dont nous parlons avait eu la suspecte idée de nous proposer un devoir à rendre pour rattraper nos notes.

Le jour où l’on devait rendre ce devoir arriva, et El karoui observa calmement la classe. Dans nos regards et attitudes, il tentait de déceler qui n’avait pas fait ces fichus exercices, et ma foi, excellait dans ce domaine.

« Toi ! tu as fait ton devoir ? OK ! zéro ! » Certains pourtant outrepassaient ses dons de clairvoyance en faisant l’affront de rendre la copie. Il fallait alors se lever, aller à l’autre bout de la classe, et poser la feuille sur son bureau.

L’heure avançait, et son regard se pose sur moi. « Et toi France tu as fait ton devoir ? » Un sourire satisfait trahit par une soudaine bouffée d’Endorphine me précipite sur mon dossier. Je lâche un petit « oui », et me dirige sûrement vers lui.

Arrivée devant lui, il ne m’adresse ni mot, ni regard. Je pose ma feuille, me retourne, et j’entends la phrase qui suit : « Mais je ne vous ai pas demandé de l’apporter, reprenez votre feuille ».

Figée, incapable de comprendre ce qui m’arrivait, j’exécutais et retournais à ma place. J’apprenais par la suite, qu’avec 8/20 au devoir précédent, je n’étais pas prioritaire pour rendre le devoir. Charmante excuse, excepté que l’on n’a pas son année avec un 8/20.

Mais on ne pas plaire à tout le monde n’est-ce pas…

Quelques année plus tard, je désenfouissais ce souvenir pour prendre conscience d’une chose : Cet homme ne peut que faire carrière, et pourquoi pas même dans la politique.

Google est vraiment un ami formidable, et je découvrais rapidement qu’après l’affreux semestre passé à nos côtés, il s’était réfugié dans les jupes de Matignon, auprès d’une autre personnalité dont je ne connais que ce qu’on nous montre, mais qui orne fièrement nos fond d’écran à l’IUT (au second degré je vous rassure..)

Jean-Pierre Raffarin.

Saperlipopette, il a fait vite le gazier ! « La plume de Jean-Pierre Raffarin ». Quelle fabuleuse promotion. Je n’écoute d’ailleurs plus ses discours de la même façon.

Aujourd’hui, dans Le Monde du 19 février, un article lui est consacré. On y apprend rien d’intéressant, mais c’est tout à fait normal. L’heure est venu pour lui de se faire connaître.

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3226,36-398801,0.html

Je vous invite à le survoler et à retenir ce nom. Cet homme a maintenant 33 ans, et dans 10 ans, vous le verrez faire la pute à l’élysée. Certes, il n’est pas pire que les autres. Moins agressif que notre Sarko, moins con que Jean-Pierre. Mais c’est bien ça le plus grave. Ce sont eux qui nous gouvernent.

Quand à ses qualités pédagogiques, j’espère que vous avez pu les apprécier. Manifestement ce professeur nous méprisait avant même de nous connaitre.

Ah ça oui, on fait pas Normale quand on est en première année de géographie. On est la populace, le peuple à gouverner d’une main ferme. Mais quelque part aussi, un champ d’expérimention pour s’exercer à l’intimidation, et à l’autorité.

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Membre du Club XXIème siècle.

Fondatrice du cabinet Diversity Source Manager

Club Averroes

Regroupe 300 professionnels des médias et du spectacle pour lutter contrela ségrégation raciale et sociale dans les médias français.

Fondé en 1997

Franco tunisien, né en 1971 en France, banquier et essayiste? selon Wikipedia.

Oncle vice-président du Rassemblement Constitutionnel démocratique, parti au pouvoir en Tunisie, donc oncle proche du pouvoir tunisien. Très proche.

Ancien élève de l’École normale supérieure de Fontenay-Saint-Cloud, titulaire d’un DEA de géopolitique sur la Palestine, et agrégé de géographie.

Bonne famille, bonnes études.

1993 : en Tunisie, professeur de géopolitique à l’Université de Tunis

Puis part en Égypte pour y apprendre l’arabe et enseigner le français au Collège jésuite du Caire dans le cadre d’une coopération

projet de société de conseil Médiation au Caire destiné à former les expatriés occidentaux aux réalités culturelles et économiques égyptiennes.

De retour en France, il devient allocataire-moniteur à l’Université de Lyon II de 2000 à 2002 et prépare une thèse sur la « politique des frontières de l’Union européenne » sous la direction de Michel Foucher.

Conseiller technique du premier ministre français Jean-Pierre Raffarin  chargé de ses discours.

Conseiller technique chargé des « études et prospectives » du ministre des finances Thierry Breton.

Directeur adjoint à la Banque Rothschild.

Il a créé le Club XXIe Siècle qu’il préside et qui reçoit de grandes personnalités françaises pour les sensibiliser à la problématique de la diversité. Il est maître de conférences à l’Institut d’études politiques de Paris et membre du conseil scientifique de la Cité nationale de l’histoire de l’immigration.

Il a soutenu Ségolène Royal au deuxième tour de l’élection présidentielle de 2007 dans une tribune publiée par Le Monde (« Chiraquien mais pas sarkozyste ! »). Copié et republié ici par sécurité.

Pas assez d’info pour me faire une idée, mais je le classe  dans le sérail, avec double culture, et tous ceux que j’ai connu dans ce cas de figure était abominablement vaniteux.

Chiraquien mais pas sarkozyste ! par Hakim El Karoui

J’étais chiraquien tendance « France d’en bas » et j’ai travaillé dans plusieurs gouvernements entre 2002 et 2006. J’étais fier d’appartenir à une équipe menée par Jacques Chirac, président humaniste dont les mandats ont été marqués par plusieurs décisions majeures : la reconnaissance de la culpabilité de la France dans les crimes de Vichy, l’opposition à la guerre en Irak, un regard non occidentalo-centré sur les affaires du monde, l’engagement contre les discriminations, la réforme des retraites.

Au-delà des contingences politiques, les actes de Jacques Chirac ont été guidés par une idée forte : l’égalité entre les hommes dont son grand oeuvre, le Musée du quai Branly, est l’emblème. « Il n’existe pas plus de hiérarchie entre les arts qu’il n’existe de hiérarchie entre les peuples » (20 juin 2006, discours d’inauguration du Quai Branly). Aucune culture, aucun homme n’est supérieur aux autres. Qu’il soit français ou immigré, catholique, juif ou musulman.

Nicolas Sarkozy a choisi une autre voie. Je ne la partage pas. Il a le mérite de proposer un choix clair, un programme cohérent, résolument « de droite » fondé sur une idée : celle de l’inégalité parmi les hommes. Ce conflit entre égalité et inégalité est, je crois, structurant. Les uns croient en l’inégalité, en l’inné plus qu’en l’acquis, en l’ordre établi, en la discrimination positive, en l’immanence d’une nation qui est une tradition à laquelle il faut se soumettre, ils portent haut et fort les valeurs de l’Occident et refusent les droits de succession « égalitaristes ». Les autres se retrouvent autour de l’idée d’égalité des hommes et des cultures, croient en la capacité de réinvention continue de la nation que l’immigration enrichit plutôt qu’elle ne menace et admettent que le contexte familial, social et culturel a une part majeure dans l’évolution des individus.

Le conflit entre Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy était donc bien plus qu’un conflit de filiation, une opposition entre César et Brutus. C’était le conflit entre deux idées de l’homme. Et aussi, plus accessoirement, entre deux analyses de la société. Là où Jacques Chirac voulait d’abord assurer la cohésion, la cohérence, le rassemblement, Nicolas Sarkozy crée du conflit, oppose les uns aux autres (ceux qui se lèvent tôt à ceux qui se lèvent tard, les Français aux immigrés, les fonctionnaires aux salariés du privé…), croit toujours que l’on n’en fait pas assez.

Il est vrai qu’il ne semble jamais rassasié d’actions… et de provocations. Se poser en victime du « front des haines » après la campagne qu’il vient de faire, c’est quand même culotté !

Côté socialiste, que s’est-il passé ? Le même conflit – atténué – entre égalité et inégalité que les héritiers de la « deuxième gauche » ont voulu justifier avec l’idée empruntée à John Rawls (1921-2002) selon laquelle l’inégalité est justifiée dès lors qu’elle profite à tous. C’était un peu le débat entre Laurent Fabius et Dominique Strauss-Kahn que Ségolène Royal a posé différemment en emportant tout sur son passage.

Et c’est à elle aujourd’hui que revient la responsabilité de moderniser le logiciel socialiste et de choisir entre égalité et inégalité. Son engagement politique issu du féminisme, sa vision d’une « République métissée », sa capacité à interroger le consensus libre-échangiste laissent penser qu’elle orientera le Parti socialiste vers le choix de l’égalité.

Dès lors, la question se pose : peut-on, quand on a apprécié la politique de Jacques Chirac et partagé cette idée d’égalité, peut-on voter pour celui qui porte l’idée opposée ? La réponse me semble claire. C’est non.

Ségolène Royal peut-elle être à sa manière porteuse de cette idée de l’homme qui est à mes yeux plus importante que tout ? La réponse n’est pas certaine, mais j’en fais le pari. Je voterai Ségolène Royal.

Hakim El Karoui est ancien conseiller à Bercy et à Matignon.

Source : Le Monde

Rama Yade

Actuellement, Rama Yade est fort critiquée par un certains nombres de membres du gouvernement.

En effet, elle a refusé de prendre la tête de liste de la région Ile de france pour les élections européennes.

Des propos de Christian Estrosi l’ont choqué (Rama Yade y est comparé à un placement), elle demande un démenti, Christian Estrosi interviewé répond ne pouvoir démentir des propos qu’il n’a pas prononcé, et dans une interview dit entre autres :

C’est un honneur qui lui est fait, et je ne comprends pas qu’elle puisse refuser. Quelle que soit la fonction ou ce que nous représentons, nous devons être utiles au président et à l’UMP. Rama Yade a le devoir d’être utile à sa famille politique ! On lui propose d’être tête de liste en Île-de-France – la plus grande région de France – aux élections européennes de juin 2009, c’est un immense honneur qu’on lui fait. Mais tout cela va s’arranger.

(Il estime qu’elle va changer d’avis).

Qui est Rama Yade?

D’origine sénégalaise, noire, femme, jeune.

Bien, ça, on n’en doute pas.

Issue de la diversité? Sûrement, si la diversité est la couleur de la peau et si tous les problèmes viennent SEULEMENT de la couleur de peau.

Je m’explique, je vois le problème ainsi.

L’analyse, si tant est que l’on puisse parler d’analyse des banlieues est ainsi faite par les journalistes/ hommes politiques.

Banlieues pleines d’enfants d’immigrés noirs ou arabes ou autres  ; donc, problèmes, non intégration, car racisme donc désespoir donc violence donc problème donc mettre un max de noir et d’arabe, de préférence des femmes au gouvernement ou partout pour dire voyez on traite le problème.

Pas le temps de développer en fait. Cette analyse vraiment succinte ne me semble que partiellement exact : en tout cas, parachuter des « personnes issues de la diversité » me semble une idée moyennement bonne : oui, ça change un peu et c’est une bonne chose, ça change visuellement, on voit des noirs et des arabes associés au pouvoir, mais le plus important n’est pas l’image mais le résultat.

Bref, on verra plus tard.

Rama Yade est née en 1976, de nationalité sénégalise d’origine, parents profs, elle vient en France, fait ses études dans un collège catho à Colombes (elle est léboue et musulmane par ailleurs), bonnes études, hypokhâgne, Science Po.

Administratrice au Sénat, UMP, mariée à un socialiste, membre du Club XXIème siècle,  et du Club Avverroes, fan de Nicolas Sarkozy.

Très résumé.

Pour l’instant, j’en conclus qu’elle réprésente la diversité uniquement parce qu’elle est noire ; elle ne vient pas directement de la banlieue. Elle n’a pas vécu non plus longtemps de façon significative au Sénégal, puis expérimenter une difficile adaptation en France.

Impossible d’en dire plus sur elle, pas assez d’info : mais on lui fait jouer un rôle, alors qu’elle pourait peut-être être utilisée pour ses compétences – je veux dire que n’est pas parce qu’elle est noire et d’origine sénégalaise qu’elle doit s’occuper des Droits de l’Homme : elle pourrait être mise en valeur à la culture. Ou une autre fille au parcours similaire. La mettre au Droits de l’Homme, c’est du symbole seulement.

Par ailleurs : la vraie diversité serait aussi de faire arriver des personnes de milieu défavorisée, ce qu’elle n’est pas.

Comment?

Il y a sûrement une explication rationnelle et logique, ou irrationnelle, mais compréhensible à la pédophilie. Je voudrais la connaître. Vraiment.

J’ai lu ceci chez Eolas. Une fillette abusée par un homme de sa famille l’a dénoncé, par hasard, suppose-t-on, dans le cadre d’un projet scolaire dans lequel il fallait rédiger une lettre au Père Noël. Elle a demandé au Père Noël que cet homme arrête de la toucher. Heureusement que l’enfant a eu cette idée.

Ce qui me terrifie, c’est que l’on semble ne se rendre compte de rien. ça me démonte. Je ne comprends pas. Ne voit-on vraiment rien?  D’un autre côté, il y a des gens vraiment abrutis, j’en connais, qui ne voient rien de certaines choses, moins graves, que je vois moi-même.

Ici aussi.

L’info provient de .

Article de CSP de jeudi 11 décembre.

Très intéressant. je ne sais pas ce que ça vaut en analyse pour le parti, mais c’est intéressant sur le plan humain.

Csp y évoque d’abord l’air attristé des militants en raison de la mutation toute proche du parti, de LCR en NPA. C’est le point de départ.

Ensuite , je cite :

Passer d’une organisation structurée, avec sa spécificité unique dans l’extrême-gauche trotskyste d’accorder toute liberté de parole à ses militants – un bidule comme CSP par exemple est rigoureusement impensable ailleurs -, avec ces liens, si forts, construits au fil d’année d’activisme et de luttes, souvent d’autant plus resserrés qu’on se construit plus fortement dans l’adversité, à un petit parti de masse qui porte des grandes ambitions, oui, bien sûr, oui, ça pose des questions. Et espérer comporte le risque d’être déçu, c’est une lapalissade.

Il ne s’agira donc plus d’une organisation structurée qui laisse un peu de marge à ses militants, mais d’un petit parti de masse, lourd d’ambition – avant, point d’ambition : oh, que je dois réduire les choses, mais auparavant, c’était un activisme bien pensé : là, il va falloir faire de la politique. Et la politique c’est sale.

CSP passe ensuite à la dimension affective de la chose ; c’est la que ça devient intéressant. Il évoque une anecdote : venu à Toulouse pour militer, CSP s’est étonné que durant quatre mois nul ne lui adresse vraiment la parole – pas d’hostilité, note-t-il ; mais il ne faisait pas partie de la famille ; jusqu’au jour où il y eut baston, flics, et où enfin le camarade devint un peu plus camarade.

Non sans pertinence, l’auteur remarque alors qu’il est peut-être temps pour le parti d’évoluer et de se transformer.

Sur ce point, je laisse aux militants le choix de leur opinion, et je viens à ce qui m’intéresse.

Je vois très bien à quoi CSP fait allusion. C’est un phénomène humain très fréquent : on est accueilli dans un groupe censément fraternel convenablement, certes,  mais sans l’enthousiasme et la fraternité que l’on voudrait ; on ne fait pas vraiment parti du clan ; il faut un peu de temps, des évènements partagés, pour faire partie du clan.

Certaines structures (les entreprises par exemple) ne comptent pas sur le temps pour que les liens se créent : elles provoquent l’évènement par des formations initiatqiues sous contrôles, qui permettent de resserrer les liens d’un groupe.

Il est intéressant de constater que les mêmes phénomènes se passent même dans des partis politiques, avec des personnes qu’on dirait liées par un idéal commun : les lois du groupe s’appliquent bel et bien. Ou alors, il faut que de la direction, quelle qu’elle soit, vienne une impulsion d’obligation à l’ouverture. Mais les méthodes américaines de renforcement de groupe, pour agaçantes qu’elles soient, fonctionnent assez bien.

Maintenant, d’un point de vue plus politique, doit-on en conclure que la LCR était un groupe d’activistes forcenés, plus acharnés à la lutte et l’agitation (au sens de mouvement désordonné) qu’aux réalisations concrètes (en gestion de villes, de départements, qu’ils n’ont du reste pas du avoir?). Bon, j’en arriverais bien là.